Coeur Solaire

Coeur Solaire

Dis moi mon coeur solaire
Pourquoi prends tu cet air?
Tu ne restes plus sur Terre
Tu files droit vers le désert.

Cherches tu un sanctuaire?
Fuis tu ces idées délétères
Dont tu es seul réfractaire
Refusant qu’elles t’enterrent?

Alors mon coeur solaire
Devient le nouvel expert
D’un monde révolutionnaire
Royaume des bonnes manières

Notre existence à l’état larvaire
Doit ouvrir ses globes oculaires,
Dénoncer les idées mensongères
De ce triste système funéraire.

Ô Toi! Cher Coeur Solaire
Quand bien même solitaire
Tu sais aussi être solidaire
Et la paix nous transfère.

Jennifer RH, 14 juin 2017, 11h03

J’ai pleuré…

J’ai pleuré…

J’ai pleuré plus qu’à mon tour,

De n’avoir pas les bons atours,

De devoir faire de longs détours,

Qu’il n’y ait nul possible retour.

 

J’ai pleuré plus que vous l’imaginez,

Perdant trop de temps à ruminer,

Mon cerveau jouant les obstinés,

J’ai souffert d’maux d’tête carabinés.

 

J’ai pleuré sur l’injustice et la guerre,

Sur ceux qui vivent dans la misère,

Tous ces maux qu’l’on préfère taire

Au nom de cette toute nouvelle ère.

 

J’ai pleuré sur cette indifférence,

Qui bien loin de notre essence,

Nous encourage dans le silence,

Nous enferme dans la somnolence.

 

J’ai pleuré pour plus de bienveillance,

Pour en finir avec les fausses croyances,

Pour que chacun ait les même chances,

De connaître la véritable abondance.

 

J’ai pleuré car mon cœur saigne,

Que tout le monde ainsi se plaigne,

Que chacun l’autre dédaigne,

Sans vouloir mettre fin à ce règne!

 

J’ai pleuré sur notre insensibilité,

Nous acceptons encore l’incivilité,

Nous refusons pourtant cette fragilité

Qui alimente notre vulnérabilité.

 

J’ai pleuré de ne savoir par où commencer!

Où jeter de nouvelles idées à ensemencer?

Comment ne pas tout le système balancer?

Pour créer quelque chose de plus nuancer?

 

 

Jennifer RH, le 12 juin 2017, à 15h00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi va la vie

Ainsi va la vie

Ainsi va la vie, au couleur de l’ennui.
Je te glorifie, toi qui habites le paradis.
On me l’avait dit que rien n’était acquis,
J’ai fermé l’ouïe, et me suis ensevelie.

Pourtant il est là, l’espoir de la joie,
Dans mon cas, l’ombre d’un émoi.
Le vent souffla fort sur ma foi,
Il l’ébranla, et laissa le désarroi.

Les coquelicots refleurissent encore
Rouge sang, halo qui égaye mon décor.
Tels des maestros, la terre ils colorent,
Même en solos, la vie ils commémorent.

Et moi, petit être, je ris intérieurement
Du chronomètre qui file effroyablement.
Il suit à la lettre son triste cheminement,
Et semble se repaître de mon enlisement.

Où sont les jeux qui occupaient les heures?
Où brûle donc le feu qui habite mon coeur?
Le destin facétieux est un grand joueur
Il emplit nos yeux des étoiles des rêveurs.

Et je suis ici, moi frêle et petite fleur
Dans mon logis, je perds mes couleurs.
S’entrouvre l’infini de son air enjôleur,
Il me sourit, amusé, tel le manipulateur.

Où sont mes soucis, inutiles et indécents?
Sont ils partis vers d’autres firmaments?
Ont ils été engloutis dans l’antre du temps?
Les trouve-je jolis tout en les acceptant?

Ainsi va la vie, chaque épreuve est leçon.
Une fois franchi l’escalier en colimaçon,
Il ne reste que l’envie d’une ascension,
Un chemin fleuri pour une évolution.

Jennifer RH, le 2 juin 2017 à 14h47

 

Dépression

Dépression

Elle s’insinue en toi la dépression, dans son nauséeux tourbillon

Elle se rit de ta sophistication, elle te donne ainsi une leçon.

D’abord, elle te met sous pression, bien sûr, a sa propre façon,

Elle n’attend pas ta collaboration, tu deviens un fragile chaton.

Dans sa grande commisération, elle se moque de ton échelon.

Peu lui importe ta rébellion, elle te donne les grands frissons.

Elle apprécie de son intrusion, elle est pire que ton patron.

Dans tes plus tristes réflexions, tu agis comme un  poltron,

Tu lui donnes ton approbation, tu redeviens un nourrisson.

Les mots se mêlent, troublions, tu n’es plus qu’un avorton.

Ta tentative d’autodestruction, te laisse piteux dans ton donjon,

Avec tes propres ruminations dignes du dernier roi des cons.

Cesses tes inutiles récriminations et lèves toi, sors de ta prison.

Chacun mérite son évasion et qu’importe ce qu’ils en diront,

Agis avec détermination et deviens ton meilleur compagnon!

Crée ta propre conclusion, écris de ta vie la chanson…

 

Jennifer RH, Le 1er juin 2017, à 15h22

 

 

 

 

 

 

 

Quand vient la nuit

Quand vient la nuit

Quand vient la nuit,
Si claire et si jolie
Les sons assourdis
Sombrent dans l’oubli
Disparaissent sans bruit
En tombant endormis.

Quand vient la nuit,
Repaire des bandits
Les rapaces en sortie
Préparent leur félonerie
Basse besogne et duperie
Sur les êtres affaiblis.

Quand vient la nuit,
Les coeurs endoloris
Sur l’avenir s’extasient
Au gré de cette folie
Qui emplit nos fééries
De rêves inassouvis.

Quand vient la nuit,
Surgissent les envies
Telle une pathologie
Honteuse maladie
D’orgueil toute pétrit
Elles rongent notre ici.

Quand vient la nuit,
Nouvelle litanie
Des corps alanguis
De sommeil alourdis
Le repos approfondi,
Qui parfois se finit…

Jennifer RH,  le 1 juin 2017 à 11h09.

Elle danse

Elle danse

Elle danse,
Pour toutes les femmes, ses soeurs,
Elle danse,
Pour toutes les âmes du bonheur,

Elle danse,
Au rythme des battements de son coeur
Tombant doucement dans la torpeur
En elle, elle ressent cette chaleur
C’est comme un appel, il est l’heure
Cette danse fraternelle, cette faveur
Moment intemporel, instant de ferveur

Elle danse,
Pour toutes les femmes, ses soeurs,
Elle danse,
Pour toutes les âmes du bonheur,

Elle danse,
C’est dans la transe de ses humeurs
Que son corps balance avec ardeur
Pleine d’assurance pour ses valeurs
Adieu malveillance, adieu froideur
Elle oublie souffrance et malheur
Dans sa clairvoyance de rêveur

Elle danse
Pour toutes les femmes, ses soeurs,
Elle danse,
Pour toutes les âmes du bonheur

Elle danse,
Trouvant du sens au mot Seigneur
Oubliant les errances des pêcheurs
Elle donne naissance en douceur
Dans l’espérance du chant des choeurs
Offre la connaissance du bienfaiteur
Avec aisance donne son coeur

Elle danse,
Pour toutes les femmes, ses soeurs,
Elle danse,
Pour toutes les âmes du bonheur.
Elle danse,
Sans aucun drame, ni rancoeur
Elle danse,
Telle la flamme qui se meurt…

Jennifer RH, 28 mai 2017, à 10h39

Florian

Florian

Florian,
Le prénom de mon enfant,
On le dit tellement charmant.
Riant de toutes ses dents,
Il a le regard innocent.
Aussi il est intelligent,
Nul doute sur ses talents.
Fièrement,
La nouvelle partout je répands.
Ovation de personnes se levant,
Rien ne peut être plus plaisant.
Il a les yeux du firmament,
A la fois ambre et diamant
Noir est son regard brûlant.
Fleurissant,
Loin des discours grandiloquents
On a beau dire il se fait grand!
Rien ne l’impressionne pourtant
Il se croit tellement puissant
Agé de sept années seulement
Nous voilà dans son guet apens.

Jennifer RH, le 19 mai 2017, 14h47